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Echec scolaire en France



En France, 15 % des élèves ne maîtrisent pas les compétences de base à la fin de la scolarité obligatoire, et 150 000 jeunes sortent des écoles chaque année sans la moindre qualification, c'est à dire que 20 % des élèves d'une génération sont, chaque année, en situation d'échec scolaire.

L’echec scolaire en France est un mal qui devient de plus en plus préoccupant, surtout dans un pays où les sans diplôme sont fortement touchés par le chômage et les exigences en qualifications sont de plus en plus importantes.
Les JAPD permettent de connaître avec une bonne certitude le nombre de cas à problèmes sur une génération. Ainsi durant la journée d’appel de la Défense en 2000-2001, (plus de 650.000 jeunes de 17 ans concernés), les différentes épreuves ont fait apparaître des résultats assez surprenants :

  • 9,4% des filles avaient des difficultés de lecture (3,9% avaient des difficultés graves)
  • 15,5% des garçons avaient des difficultés de lecture (8,5% présentaient des difficultés graves)


Les dépenses d’éducation publiques et privées en France sont pourtant supérieures à la moyenne des pays de l'UE (6,3 % du PIB, contre 5,9 %). Ce pourcentage élevé est dû à la pratique fréquente des redoublements et également du grand nombre d’heures de cours dispensés par les enseignants. En effet :
  • En France, 44% des jeunes nés en 1984 avaient, à 15 ans, une année de retard, retard dû à une situation d'échec scolaire. La France est le pays européen dont le taux de redoublement est, de loin, le plus élevé : seul un tiers des autres pays européens ont un taux de redoublement important, c'est à dire compris entre 15 et 38% donc bien inférieur au 44% qu'affiche la France.

  • De plus, entre 7 à 14 ans, un élève français reçoit un total de 7 500 heures de cours, alors que la moyenne des pays de l’OCDE tourne autour de 6 000 heures. Mais, tout comme le redoublement, cette accumulation horaire ne semble pas pour autant être un facteur de réussite. En Finlande, le pays qui obtient les meilleurs résultats scolaires (1er en compréhension de l’écrit et en sciences, 2e en mathématiques), ce total horaire ne dépasse d’ailleurs pas 5 000.


  • Le nombre d'heures de travail est donc plus important qu'ailleurs en Europe, et pourtant d'une part nos résultats sont mauvais par rapport aux autres pays européens, et d'autre part entre 10 % et 13 % de personnes de 18 à 65 ans sont toujours en difficulté face à l'écrit (selon une enquête de l'Insee).



Que faut-il faire pour limiter l'échec scolaire dans les écoles ?


Pour endiguer l'echec scolaire en France, il faut cesser de se raccrocher à des illusions : non la situation ne va pas s'améliorer en gardant le même cap et en investissant simplement plus de moyens. De plus en plus, on propose de ne rien changer sur le fond et de donner plus de moyens aux écoles pour faire la même chose (rajouter des exercices de grammaire...).
Il faut repenser l'ensemble du système éducatif français !!! Ce qui est fait à l’Ecole doit être porteur de sens ! C’est une autre culture de l’enseignement qu’il faut instituer. Il faut adapter l’Ecole et les matières enseignées à notre société !

Il faut à tout prix sortir d’un enseignement essentiellement intellectuel et encyclopédique fondé sur les exercices de grammaire et le Bescherelle, en particulier à un âge où les élèves préadolescents et adolescents ont besoin d’agir et de s’exprimer. Ce que l'on apprend n'est pas adapté aux attentes des élèves : passer en moyenne 5h par semaine pour apprendre les subtilités d'une langue, belle certes, mais qui ne serviront jamais et fonder tout notre système éducatif et de sélection sur cette exigence est une erreure qui ne fera qu'exclure davantage d'élèves du système éducatif français et généraliser les situations d'echec scolaire en France.
Les programmes doivent être repensés : il est urgent de redonner sa place à l'enseignement de l'anglais et de l'informatique au détriment des exercices de grammaire en français. Les Français ont en moyenne beaucoup moins élevé en anglais que les européens en général : il faut remédier à cette situation.

Simplifier l'orthographe et certaines règles de grammaire et diminuer le nombre d'heures de cours de français au profit d'autres matières peuvent être des pistes pour tenter de limiter cet échec scolaire.
Cesser de fonder le système éducatif sur la parfaite maitrise d'une langue qui ne répond plus aux exigences de nos sociétés actuelles et qui, par l'apprentissage du subjonctif imparfait détourne les élèves des pricipes fondamentaux. Il est préférable que 95% de la population française sache lire et écrire, plutôt qu'il y ait 85% des français dans ce cas, dont 20% qui maitrisent parfaitement le conditionnel passé.
L'echec scolaire en France n'est pas une fatalité, à nous de nous donner les moyens de permettre aux élèves de l'éviter sans pour autant passer à la marteau-thérapie à coup d'exercices de grammaire.




 
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