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Simplifions notre langue avant que
nos enfants ne l'oublient.
L'enseignement de cours français en soutien scolaire remis en question
Le soutien scolaire, rustine pour corriger les carences du système scolaire, est actuellement en plein essor. Il est responsable de la création d'un système scolaire à deux vitesses qui créée une fracture scolaire puis sociale au sein de la société. Plutôt que de continuer sur cette voie qui aboutit à un soutien scolaire dès l'âge 3 ans, ne faut-il pas plutôt remettre directement en cause l'école et ses enseignements, plus particulièrement l'enseignement de cours français qui n'est plus adapté à la société actuelle (subjonctif passé, conditionnel passé alors que 10 à 13% des français ne savent pas écrire correctement) ?
Près du tiers (28%) des parents d'élèves ont eu recours au soutien scolaire hors école pour leurs enfants et 80% seraient prêts à y recourir en cas de besoin, selon un sondage CSA. Ce sondage montre l'importance attachée à la réussite des enfants à l'école et la peur d'un manque de qualification qui exclurait ces élèves de la vie active.
En primaire, on peut constater que le français est l'enseignement pour lequel les parents demandent le plus souvent un soutien scolaire pour leurs enfants, ce qui est déjà en soi révélateur de l'importance accordée par les parents d'une part, par le système de l'autre à la maitrise de cette matière (adverbe, adjectifs, accord des verbes...).
Il faut d'urgence simplifier l'orthographe et la grammaire française : il n'est pas normal qu'un nombre croissant d'élèves (dès l'âge de 3 ans) soient pris en charge par des organismes autres que l'Education Nationale pour ingurgiter des règles complexes et inadaptées (accords des ajectifs, de l'adverbe ou des verbes qui posent beaucoup de problèmes aux enfants). Il n'est pas normal que le soutien scolaire change en plus peu à peu de nature : focalisé au début principalement sur le cours de l'année lorsque des difficultés se faisaient sentir pour les élèves, il se généralise depuis quelques temps avant la rentrée : en exploitant l'angoisse des familles, il réussit à les placer dans une logique préventive. L'enseignement de cours français explose partout en France pour permettre aux enfants de s'adapter à un système absurde en soi : la maitrise parfaite du subjonctif passé n'est pas fondamentale dans la société actuelle, il faut réorienter nos priorités.
Le milieu social est facteur d'exclusion
Ceci fait apparaître un deuxième facteur d'exclusion : le milieu social des parents. En effet, le soutien scolaire a un coût important : le coût annuel d'une heure de cours de soutien par semaine, pour une famille avec un enfant en 5ème et un en lycée se situe en moyenne entre 1.616 et 1.817 euros. Ces dépenses ne peuvent pas être assurées par toutes les familles, ce qui créé un système scolaire à deux vitesses : d'un côté ceux qui ont les moyens financiers de donner des cours supplémentaires à leurs enfants et qui le font et de l'autre les familles qui ne le peuvent pas. Il s'agit donc d'une certaine manière d'une fracture scolaire et sociale qui empêche les franges les moins aisées de la popualtion d'accéder à un niveau social supérieur.
Notre but n'est évidemment pas de supprimer le soutien scolaire (efficace pour l'enseignement des cours français : l'emploi de l'adverbe, des adjectifs et des verbes est plus souple et 80% des parents enquêtés estiment qu'il a permis d'améliorer le niveau scolaire de leur enfant), mais dans la mesure où le français est l'une des matières les plus enseignées en dehors de l'école (pour son importance au sein des différentes sélections dites « éducatives »), il nous paraît urgent d'assouplir la langue française afin de diminuer cette surenchère qui exploite l'angoisse des parents (les organismes spécialisés en soutien scolaire voient leur chiffre d'affaires augmenter de 35% par an !).
L'école ne joue donc pas son rôle jusqu'au bout : la complexité des enseignements (notamment le haut degré d'étude de la langue française, la richesse lexicale au niveau des adjectifs, des verbes et des adverbe) créé un système scolaire à deux vitesse qui induit une perte de confiance dans l'école, focalisée sur de mauvais objectifs.
Réformer l'enseignement du français est une priorité
Le soutien scolaire n'est donc pas à incriminer, ce n'est qu'une offre qui répond à la demande des parents, demande créée avant tout
par le système éducatif. Il est donc urgent de revoir nos priorités en terme de matières enseignées afin de
limiter au mieux cette surenchère.
Sites proposant des cours de soutien scolaire